Patrimoine

La Maison du Canon

Le clocher de la Maison du Canon

Ce bel hôtel particulier, construit en 1599, doit son nom à la pièce d’artillerie placée à l’encoignure qui provient du vaisseau « l’Inflexible », échoué à Arzal après la Bataille des Cardinaux en 1759.

A voir : Les 4 Fenêtres du 16ème décorées en accolade avec lucarnes arborant des frontons en coquille, les rampants décorés de choux, le personnage sculpté au faîte du pignon, l’horloge et le campanile du 19ème. Le cadran solaire installé au début du siècle porte une devise latine signifiant « Moi, c’est le soleil qui me règle; vous, c’est mon ombre ».

Chapelle Notre-Dame

Construite en 1063 par Bernard II, petit fils du fondateur de la cité. On ignore ce qui date de cette époque dans le bâtiment actuel. Elle est reconstruite au 16ème siècle par François de Coligny qui y fait célébrer des offices protestants à partir de 1561. Pendant la Révolution, elle sert de tribunal, avant de devenir une grange à fourrage.

A voir : Les restes d’un vitrail gothique, la porte avec arc en anse de panier et fenêtre cintrée, la porte murée des protestants

Le site du rocher

Le site du rocher

Ce site classé a une vue imprenable sur la Vilaine. Les canons proviennent du vaisseau « le Juste », autre victime de la Bataille des Cardinaux.

Place du Bouffay

Toute la partie ouest de la place était occupée par des halles du 15ème siècle jusqu’en 1877. Elles s’encastraient dans les maisons voisines et se prolongeaient vers le château des Basses-Fosses. Cette place était le centre administratif et commercial de la cité et on y installa la guillotine pendant la Révolution.

A voir : L’hôtel particulier des « 2 Magots » bâti par un armateur ou un officier de marine qui se serait inspiré d’animaux étranges rapportés lors de voyages, les singes magots, pour les faire sculpter sur les rampants de la maison.

Château des Basses Fosses

Le site du rocher

Cet hôtel particulier des 16ème et 17ème siècles abrite le Musée de la Vilaine maritime. Construit à l’aplomb du rocher, il doit son nom au contraste existant entre ses 2 façades (Nord : 5 niveaux, Sud : 2 niveaux). L’importance des caves et des greniers fait penser à la demeure d’un riche bourgeois ayant fondé sa fortune sur le négoce.

A voir : La porte, en chêne clouté, avec encadrement en granit formé de 2 pilastres cannelés, est surmontée d’un fronton triangulaire (16ème). A droite, à la base du rampant, une tête sculptée appelée localement « la mère la Roche ». Sur la place, ferronnerie d’époque et trous de boulins servant de pigeonnier. Cet autre corps du bâtiment possède une corniche et un fronton en tuffeau.

Port

La Roche-Bernard va prendre son essor et prospérer grâce au passage sur la Vilaine.

La présence d’activités portuaires est attestée dès le 11ème siècle. Elles vont se développer au fil du temps. C’est à la fin du 19ème siècle que le trafic est le plus intense. Des navires de toute la côte Atlantique viennent à La Roche-Bernard. On y rencontre des caboteurs tels que des bricks-goélettes ou des chasse-marée, mais aussi des chalands navigants sur la Vilaine. Sel, vin, céréales, chaux et poteaux de mines transitent par les quais.

Au 17ème siècle, La Roche-Bernard abrite un important chantier naval duquel sortira La Couronne, premier vaisseau de ligne à trois ponts de la Royale (construction de 1629 à 1634).

Au 19ème siècle, pour répondre au développement du trafic maritime et fluvial, on réalise le percement du rocher (1821), le quai St Antoine (1842), puis le quai de la Douane.

Durement concurrencé par le développement du trafic ferroviaire et routier, le port de commerce va voir son activité décliner, puis s’éteindre au début du 20ème siècle.

C’est aujourd’hui un port de plaisance tranquille qui accueille plus de 500 bateaux toute l’année.

A voir : la maison à perron du Quai St Antoine, de style vannetais avec escalier extérieur (1737).